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dimanche 17 mars 2019

Relecture correction de romans, et écrits de toutes natures




Bonjour à tous,

Pour ceux qui auraient besoin d'un relecteur correcteur de

Courriers,

Mémoires, thèses et rapports de stage,

Manuscrits (romans, essais, biographies),

Pages Web,

Je vous invite à vous rendre à cette adresse où vous trouverez ce qu'il vous faut :

 

Votre relecteur correcteur 

 

 

 

 

dimanche 9 octobre 2016

Nouvelle interview

Il y a bien longtemps que j'ai publié un nouveau post...

En attendant que je m'y remette, pour ceux que cela intéresse, voici un lien vers une nouvelle interview, un peu décalée...



A l'occasion du quatrième anniversaire des EHJ

Bonne journée à tous.

jeudi 10 décembre 2015

Bientôt Noël...



Pour ceux qui me suivent régulièrement, vous savez combien je suis attaché à la réussite de cette expérience sans précédent : l'édition par des auteurs, pour des auteurs.



Aujourd'hui, ils ont besoin de votre aide pour évoluer et innover toujours plus au service des auteurs et des lecteurs.
Aidez les EHJ dans leur développement !
Si vous croyez aux éditeurs indépendants,
Si vous appréciez que certains donnent leur chance aux jeunes auteurs,
Si vous voulez profiter des innovations actuellement dans les cartons, nées de la créativité de cette maison d'édition originale
Soutenez les EHJ !
Merci d'avance.


Vous y trouverez toutes les explications que vous souhaitez et si cela ne vous suffit pas, n'hésitez-pas à me questionner directement.

dimanche 21 juin 2015

Retraités expatriés :
le certificat de vie, aucune avancée

 Billet d'humeur...

Ils se gargarisent tous avec ça !

Lisez-les nos politiques : on s'occupe de vous ! nous avons pris en charge votre bonheur ! nous nous soucions de votre bien être ! Grâce à nous, votre vie va être meilleure ! nous vous simplifions la vie !

Mensonges, arnaque :
 
ils décrètent n'importe quoi, sans réfléchir ni mesurer les conséquences de ce qu'ils décident ! 

... A moins qu'ils ne sachent trop bien ce qu'ils font, et dans ce cas, ils nous prennent pour des nunuches !

Lisez le décret en lien ci-dessous, relatif au contrôle de l’existence des titulaires de pensions et d’avantages de vieillesse résidant hors de France.




Bientôt  deux ans après la publication de ce texte, peut-on me dire quels organismes ont signé cette convention ?

Il n'y a là, à nouveau, qu'effet d'annonce, poudre aux yeux, tromperie ! car aucun organisme n'est obligé de signer cette convention et à ce jour, cette question n'a toujours pas avancé d'un pouce ! j'ai quatre caisses de retraite et chacune réclame son certificat.

La seule chose qui ait changé, c'est que maintenant, ces caisses, qui demandaient toutes auparavant en début d'année, ont réparti leur demandes tout au long de l'année, l'une en février, l'autre en juillet, les deux autre période indéterminée pour le moment ! 

Alors qu'avant on pouvait regrouper les demandes aux autorités locales pour en réduire le coût au minimum, ce n'est maintenant plus possible : belle simplification et belle avancée en effet ! et je ne parle pas de ceux qui doivent se déplacer par avion pour faire signer par le consulat !

Et je passe également sur les conséquences de l'absence de certificat de vie ! Car tous ces organismes continuent à utiliser le courrier papier, moyen ô combien moderne, pour faire leurs demandes... Dans les pays où le courrier papier arrive, si même il arrive, deux ou trois mois après la date limite de retour du certificat, c'est lorsque vous ne recevez plus vos pensions que vous vous apercevez que la caisse a fait sa demande. Et là c'est la catastrophe : le temps de réagir, de faire signer et de renvoyer le certificat, plus aucun revenu !

Une fois encore, du grand n'importe quoi !

Et ce texte comporte un effet pervers : quand vous avez plusieurs caisses de retraites, si l'une stoppe ses paiements, toutes les autres sont tenues d'en faire autant !

Un vrai progrès, à coup sûr ! mais pour qui ? 

Pas pour les retraités non-résidents, dans tous les cas.

Mis à jour 20 septembre 2015.



vendredi 27 février 2015

Interview


Pour ceux que cela intéresse de me connaître un peu mieux :





Et comme une interview n'arrive jamais seule, en voici une autre par Expat.com : 


 

lundi 24 novembre 2014

25 juin 2010 : Grand openning


Ce jour mémorable, 350 personnes se sont entassées dans mon bar.

Les quelques jours qui ont précédé ont été des journées de folie.

Il a fallu trouver rapidement une troupe de danseuses, quelques comédiens pour un spectacle humoristique, sono pour la techno-party après le spectacle, gérer les commandes et livraison des boissons, trouver un ou deux "bouncers" (des videurs pour un service d'ordre éventuel) enfin plein de choses que vous n'imaginez pas lorsque vous n'êtes pas de la partie.

Au jour dit, tout était prêt. Ma compagne avait fait appel à des amis à elle, quelques "bayots" qui se sont proposés pour faire le service en salle, et nous ont recommandé une jeune troupe de comédiens pour le spectacle.



Un lointain parents à elle, spécialiste de la question nous a loué une sono pour la soirée avec deux disc-jokeys.

Quant aux danseuses, le hasard a voulu que quelques jours avant, un homme se présente à nous, transfuge d'un club de nuit de Cagayan de Oro, et nous propose ses services : il avait claqué la porte du club pour mésentente avec les dirigeants, en emmenant avec lui toute la troupe de danseuses qu'il dirigeait. Il ne demandait rien d'autre que de pouvoir travailler, moyennant salaire, bien sûr, pour lui et ses danseuses.




Quelques jours auparavant, un homme s'était présenté pour nous fournir des danseuses : impressionnant cet homme, très âgé et courbé en deux par les ans, il était entouré d'un service d'ordre musclé, sans doute un parrain de la maffia locale. Il se proposait de nous fournir des filles moyennant tarifs progressifs suivant la beauté et les qualités des sujets : autrement dit, il nous les louait (gardant un droit de regard sur elles), avec un droit d'entrée allant de 500 php, pour les plus moches débutantes, à plus de 4000 php pour les plus jolies et expertes en toutes matières. Il prenait également un pourcentage sur les rémunérations dont il fixait le tarif.

Profondément écœuré, j'aurai volontiers sorti cet homme "manu militari", mais la présence des gorilles m'en a retenu. Nous l'avons éconduit gentiment et très poliment au motif que nous n'avions pas suffisamment d'argent pour souscrire favorablement à son offre, ce qui, en outre, était la vérité.

Nous avions fixé le ticket d'entrée à 50 php, avec une bière incluse. La concurrence sur le secteur pratiquait des tarifs plutôt aux alentours de 200 php.

Une curiosité dans ce pays, les tarifs d'entrée de ces établissements sont plus élevés pour les dames : nous avions fixé le tarif à 100 php et la concurrence pratiquait plus de 200 php : l'explication qui m'a été donnée est relativement simple, les femmes ne sont pas les bienvenues. Quand elles viennent, c'est pour y surveiller les faits et gestes du mari ou du boy-friend et n'hésitent pas à faire un scandale public, si le comportement leur déplait.

Ce 25 juin 2010, donc, à 19 h, tout était prêt et j'ai donc ouvert officiellement les portes de l'établissement.



Ma place était à la caisse dans l'entrée, pour la vente des tickets d'entrée et l'encaissement. Ma compagne était, elle, à la caisse du bar pour l'encaissement des consommations et la surveillance générale.

La prochaine fois : "une soirée mémorable, ou comment perdre 20 000 php"

dimanche 19 octobre 2014

Poursuivre, peut-être ?


Beach Haven bar à El Salvador


Bonjour à toutes et à tous.

En préliminaire, un grand merci à tous celles et ceux qui m'ont encouragé à la suite de mes interrogations psycho-métaphysiques. (voir mon précédent billet)

Voilà presque un an que je n'ai rien publié sur ce blog !

Or la fréquentation de celui-ci ne diminue pas. Elle aurait même tendance à augmenter.

Cela signifie que les fidèles, qui ne viennent plus faute de posts supplémentaires, sont remplacés par des nouveaux.

Alors, dans ma petite tête, je me dis : j'avais une soixantaine de fidèles avant d'arrêter de publier; j'ai maintenant 70 à 100 visiteurs uniques par jour ! si je recommence à publier pour joindre les fidèles aux visiteurs uniques, en bonnes mathématiques, ça devrait donner dans les 150 visites/jour.

L'une de mes jeunes danseuses


Bon, évidemment, je ne suis pas bien sûr que la rigueur mathématique soit de la partie, car 100 visiteurs uniques/jour, si mes articles plaisent et que j'en fidélise une dizaine chaque jour, ça va s’additionner... enfin, bref ! ça vaut le coup d'essayer de continuer.

Donc, prochain post dans quelques jours : "Le Grand Openning" de mon bar à El Salvador. (c'était le 25 juin 2010)

A très bientôt !






samedi 17 mai 2014

Stopper ou Poursuivre





Mon titre est-il suffisamment explicite ?



Après presque deux années d'existence, mon blog n'intéresse que peu de personnes... une soixantaine par jour.



Alors, je m'interroge : faut -il continuer ?



Entretenir un blog, ça prend du temps et si l'on veut lui donner une bonne visibilité, il faut utiliser des méthodes qui me répugnent : Le viol des consciences n'est pas dans mes outils ! 

Pour un amoureux inconditionnel de la liberté individuelle et de l'indépendance, utiliser les faiblesses d'autrui et le pouvoir des mots pour tenter de s'enrichir m'apparait comme la pire des traîtrises ! 



Alors, utiliser ces méthodes pour augmenter mon audience, surement pas !



Attention ! je ne dis pas que tous les blogs qui ont une bonne visibilité utilisent des méthodes que je me proscris : je pense que cela dépend du sujet du blog, certains intéressent plus que d'autres.



Il est vrai, en plus, que les critères de visibilité de
nos écrits sur le net sont entre les mains de quelques grandes
puissances qui décident pour vous, pour nous, ce qui mérite, à leurs
yeux, d'être largement diffusé ou pas !




Si vous acceptez de rentrer dans leur moule, vous avez quelques chances, sinon ? aucune... Ce sont eux qui décident, pas vous ni moi ! Et ça aussi, ça me révolte...



Alors, je suis vraiment tenté d'abandonner...

C'est la raison pour laquelle je n'ai rien publié depuis novembre dernier.



Voilà... maintenant vous connaissez mes interrogations...



Vos réactions me seront d'un grand secours pour me remotiver... ou me décourager définitivement !


11 commentaires:

Clément17 mai 2014 15:46

Bjr thierry , j'ai eu peur en lisant le titre, tu restes bien aux Phils.

J'ai tjrs lu tob blog avec interet et defendu en particulier celui sur la sexualite.

Oui tu as raison: '' Etre ou PAR-être '' sur le Net est toujours une de mes grandes réfexions

clément
Répondre
Réponses
Thierry PINGAULT17 mai 2014 16:05

Oui, Clément, bien sûr je reste aux Phils. J'y ai trouvé trop de choses qui n'existent plus en France...
Seule une pathologie lourde pourrait me faire retourner car je n'ai pas les moyens de financer les traitements correspondants.
Merci de ton commentaire et de ton intérêt pour mon blog...
Répondre
Patrick Carlotti17 mai 2014 17:33

Bonjour Thierry,
Je pense que il faut conserver ton blog, tes sujets sont très intéressants et perso je lis souvent,Je dit toujours , seul les personnes vivant sur place peuvent nous donner la joie et l'envie de les rejoindre. Alors STP Thierry continu ton blog
Patrick
Répondre
Réponses
Thierry PINGAULT17 mai 2014 17:36

Merci de tes encouragements, Patrick, ça fait plaisir...
Répondre
Patrick Carlotti17 mai 2014 17:44

Bjr Thierry,
Je pense que il faut conserver ton blog,tes sujets sont très intéressant. J'apprécie ton vécue sur place ,ta franchise, les informations que tu nous donne et perso la joie de lire ton blog.STP Thierry, continu ton blog et a bientôt de venir de voir.
Patrick
Répondre
Réponses
Thierry PINGAULT17 mai 2014 18:48

Merci...
Répondre
Elmambo sapin17 mai 2014 19:31

Alors Thierry, on déprime, tu vas pas nous lâcher ?
On a besoin de toi, on te soutien et tu nous fais un caprice !
Répondre
Réponses
Thierry PINGAULT17 mai 2014 19:49

Merci Rod Efforet...
Thierry PINGAULT18 mai 2014 08:20

Comme certains me posent la question : pourquoi Rod Efforet ?
j'explique. Elmambo Sapin... Rod Efforet (Mon beau sapin... roi des forêts) !
Ok, je sors...!
Répondre
Clément18 mai 2014 05:17

J'invite les 60 lecteurs de passage de Thierry à lui laisser un p'tit commentaire. Surtout si vous êtes pas d'accord ;)
Derrière un Blog ya tjrs du taf et un type derrière pour montrer qu'il ya tjrs de la lumière chez lui
Clement
Répondre
joel21 mai 2014 18:36

J'apprécie beaucoup ce blog, d'ailleurs j'attendais la suite des aventures... C'est en plus très utile d'avoir le témoignage de gens qui tentent l'aventure sur place, c'est inspirant. Ce serait vraiment dommage d'arrêter.

C'est un blog très spécialisé et une soixantaine de visite par jour, je trouve ça plutôt pas mal car peu de francophones s'intéressent à ce pays.

En même temps ce serait dommage de le faire sans en avoir vraiment envie alors la décision finale est entre tes mains ! En tout cas merci pour les articles déjà rédigés, c'est intéressant. Bonne continuation !
Répondre


lundi 18 novembre 2013

HAIYAN (YOLANDA)
8 novembre 2013



Bilan officiel au 19 janvier 2014 : 6 201 morts, 
28 626 blesses, 1 785 disparus...

Une pensée émue, de la part d'un homme que Sendong a failli emporter en 2011, pour tous ceux et celles qui ont disparu, ceux et celles qui ont souffert et en souffriront encore longtemps, tant dans leur corps que dans leur âme.








Rien ni personne ne peut résister a ça !



J'entends toujours les cris des enfants dans la nuit, appelant à l'aide... 

Ces cris ne me quitteront jamais !






samedi 19 octobre 2013

Beach Haven, mon bar à El-Salvador



El Salvador, Misamis Oriental...

A quelques encablures de Cagayan de Oro,



Agrandir le plan
 
Comme je l'ai indiqué antérieurement, San Miguel souhaitait me voir remettre en route un bar d'El Salvador fermé pour cause de banqueroute.

Nanti par San Miguel des coordonnées du propriétaire des murs, un vieux turc de près de 80 ans, j'ai pris contact avec lui et nous sommes rapidement parvenus a un accord.

L'emplacement était très intéressant et laissait entrevoir un potentiel fabuleux pour peu qu'on s'y attelle intelligemment.



L'entrée du resort
La piscine et les douches wc



Les appartements du propriétaire vus du bar

La partie hôtel du resort

Le bar

Au fond a droite, la scène pour les spectacles
 
A gauche le billard, a droite le bar.

L’entrée vue du bar

Les appartements du propriétaire a l’étage

La terrasse en front de mer, endroit idéal pour les "disco-parties"

Billard et videoke

"Beach Haven" by night


Au départ, je n'avais pas l’idée d'en faire un bar de nuit : je voulais juste adapter le modèle que j'avais créé a Mauswagon à cet établissement dont le cadre était magnifique.


Accueillir les clients avec quelques jolies hôtesses, servir une bière bien fraiche et créer un spectacle humoristique le soir pour attirer la clientèle.


Mais les choses ne se sont pas du tout passées comme je le souhaitais !


L'ouverture officielle, le "Grand Openning", avait été fixée au
26 juin 2009, avec le sponsoring des brasseries SAN MIGUEL... spectacle humoristique, grande Disco-party, avec DJ et autres... les Philippins adorent ça.


J'avais fait réaliser 500 cartons publicitaires, quelques banderoles bien colorées à afficher sur la highway aux endroits stratégiques entre Cagayan de Oro et Initao.

Ce fut mon premier contact réel avec la mentalité de certains philippins : ma pinay avait chargé un de ses amis, un bayot, de trouver un pro pour la réalisation de ces cartons et banderoles. Il nous a indiqué que le budget a prévoir s’élevait a 5000 php que ma pinay lui a remis... on ne l'a jamais revu !

Il s'est juste contenté de passer les ordres à un imprimeur et lui a remis un acompte de 1000 php. 

Après, il a disparu avec le reste.    

Prochain billet : le Grand Openning...
                                      


samedi 27 juillet 2013

La sexualité des filipinas



Certaines personnes s'arrogent le droit d'interdire aux autres d'exprimer leur expérience et leur vécu parce que cela gêne leurs convictions personnelles... comme au temps de l'inquisition !

N'ayant, personnellement pas vocation a mourir sur le bucher du féminisme intégriste, je retire ce billet...

Merci a tous ceux qui m'ont soutenu et me soutiennent dans ma démarche. 


Ma pièce de clavecin préférée entre toutes : les barricades mystérieuses de F. Couperin



En hommage à Rafael Puyana, qui nous a quittés le 1er mars 2013. C'est par lui et cette sonate que j'ai fait connaissance avec la musique du padre Soler lorsque j'avais une quinzaine d'années. Puyana et Soler m'ont accompagné et soutenu dans les pires moments de mon existence.


***
"Toutes les dictatures sont insupportables, y compris celles des minorités" (P. Bertin. FranceInfo, 18/01/2013)

***

MINORITES AGISSANTES, par Raymond Devos .



Vous savez que, jadis, je faisais de la politique comme tout le monde.

Je m’occupais de minorités agissantes.

J’organisais des réunions publiques clandestines.

Et au cours d’une de ces réunions, tandis que j’exposais mon programme, alors que la majorité de la minorité était d’accord avec mes idées, je remarquais, à côté de moi, un homme qui ne disait rien.

Inquiétant, non, un homme qui ne dit rien ?

Je ne sais pas si vous l’avez constaté, Mais quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n’entend plus que Lui !

Redoutable !

Je n’en continuais pas moins mon exposé…

Mais je commençais à faire attention à ce que je disais.

De temps en temps, je me tournais vers celui qui ne disait rien, pour savoir ce qu’il en pensait…

Mais comment voulez-vous savoir ce que pense quelqu’un qui ne dit rien… et qui en plus écoute…

Car, de plus, il écoutait !

Je me dis : « Il est en train de saper ma réunion. Abrégeons ! »

J’ai dit :

- Mes amis, puisque vous êtes tous d’accord avec mes idées…

Quelqu’un s’est levé.

Il m’a dit :

- Monsieur, toute réflexion faite, nous serions plutôt de l’avis de ce monsieur qui n’a rien dit.

Et ils ont quitté la salle !

Sauf celui qui n’avait rien dit.

… Restés seuls, je lui ai dit :

- Monsieur, bravo !

Je viens de parler à des gens pendant une heure et Ils ne m’ont pas écouté.

Vous, vous n’avez rien dit et Ils vous ont entendu !

Chapeau !

Il m’a regardé, il a sorti sa carte, y a griffonné quelque chose dessus et me l’a tendue.

Et j’y ai lu :

« Bien que sourd et muet, je suis entièrement d’accord avec vos idées. »

Alors depuis…

Je ne m’occupe plus que de la majorité silencieuse.

( Extrait de « Matière à rire », L’intégrale, Edition Olivier Orban )

Pour ceux qui seraient intéressés par l'article originel, vous le trouverez sous ce lien
    

mercredi 17 juillet 2013

Le tourisme solidaire aux Philippines


Le présent billet est ce que l'on appelle dans le jargon des blogueurs, un article invité.

J'ai, en effet, demandé à une personne dont j'apprécie l’activité, de rédiger un article pour mon blog, présentant son activité.

Je ne perçois aucune commission, de quelque nature ou sous quelque forme que ce soit.

J'ai donc demandé à Paul de vous présenter son agence de voyage solidaire en Asie, "Hiraya" :



Le tourisme solidaire aux Philippines


L’Asie du Sud-Est est une destination très importante du tourisme mondial, mais curieusement les Philippines sont très peu visitées par rapport à leurs voisins.



Bien sûr, il y a des exceptions, comme l’île de Boracay : ce qui était, il y a 20 ans à peine, un coin paradisiaque, aux plages parfaites, s’est transformé en enfer du tourisme de masse. 

Les répercussions sont graves, aujourd’hui la plongée est devenue sans interet sur cette île, les coraux étant totalement détruits par un développement mal maîtrisé.



Ce ne sont, heureusement, que 7 kilomètres de plages, une île parmi 7107 autres, qui connait ce tourisme kitsch et consumériste. 

De fait, hormis cette exception, la nature des Philippines est encore sauvage et préservée. 

Les habitants n’ont pas « l’habitude » des touristes et sont chaleureux et accueillants, ce qui permet des rencontres authentiques. 

Cela fait des Philippines la destination idéale pour le tourisme solidaire.



Mais qu’est-ce que le tourisme solidaire au juste ? 

C’est une activité touristique respectueuse de l’environnement naturel et culturel du pays visité, qui se focalise sur la rencontre et l’échange. 

Pour être cohérent, ce type de tourisme doit être équitable, c’est-à-dire participer au développement local des zones visitées. 

La solidarité est notamment financière : une partie du prix du séjour est reversé aux ONG locales.



Hiraya est une agence de voyage solidaire en Asie qui propose ce type de séjours. 

Spécialiste des Philippines, elle est associée avec l’ONG Black Pencil Project qui donne du matériel scolaire aux enfants des villages reculés. 

Associée avec l'ONG Black Pencil Project

Les voyageurs traversent ces endroits lors de leurs treks, ils ont donc la possibilité de participer aux actions de cette association, en distribuant crayons, cahiers et livres aux enfants de ces villages.



En plus de faire une bonne action, cela donne la possibilité de faire de vraies rencontres, et de partager un moment d’échange unique avec les philippins. 

De nombreuses activités sont organisées : musique, chants, danses, parties de volley, créations artistiques, etc.

Distribution de crayons
 

Les treks hors des sentiers battus permettent ce genre de rencontres authentiques, mais également de nombreuses autres aventures, toujours dans le respect de l’environnement : découverte de volcans majestueux, nage avec les requins-baleines et les tortues marines, etc.



Si cela vous intéresse, découvrez Hiraya et ses voyages aux Philippines, avec toujours la possibilité de faire des séjours sur mesure, quel que soit votre budget.




*****

Pour compléter l'article ci-dessus de Paul Hiraya, j'ajoute qu'Hiraya Voyages édite également un blog très intéressant : Le blog de voyages d'Hiraya, sur lequel il donne, notamment, son point de vue sur l’exposition du Quai Branly consacrée aux Philippines... a lire.




samedi 13 juillet 2013

sari-sari store : comment y générer des profits acceptables ?



Les circuits commerciaux, aux Philippines, sont totalement organisés au profit des grandes compagnies et de leurs grossistes : le détaillant, le sari-sari store de quartier, n'a droit qu'à des miettes qui ne lui permettent pas de survivre.

Je m'explique : lorsque vous achetez une bouteille de bière, un shampoing, ou de café, le prix de détail est déjà imprimé sur le paquet ou sur la capsule... 


”sari-sari
Le prix est sur l'emballage


”sari-sari
Le prix est imprime sur les capsules

Oh bien sûr, personne ne vous impose un prix de vente, mais le prix est imprimé sur le produit et vous pouvez être certain que le sari-sari voisin, dont le propriétaire ne fait jamais ses comptes, va pratiquer ce prix indiqué (c'est pratique, pas besoin de réfléchir...).
Ces prix sont également annoncés à la télévision par le producteur dans ses publicités.

Donc, si vous-mêmes, qui faites vos comptes et calculez vos prix de ventes, en incluant votre salaire, le transport, l’électricité, le loyer, etc... et une petite marge bénéficiaire, toute petite... vous vous rendez vite compte qu'en vendant au prix indiqué, vous perdez de l'argent tous les jours.

Mais si vous ne vendez pas au prix indiqué les clients iront chez le voisin et vous ne vendrez rien !

Attention, lorsque le prix commence à disparaître des capsules de bière et des emballages de produits, c'est que le fabricant prépare une augmentation de ses prix !


”sari-sari
San Miguel

Mais sitôt l'augmentation pratiquée, les prix de détail sont à nouveau imprimés sur les produits.

Et je peux témoigner que les grandes compagnies s'en fichent complètement : pour un sari-sari qui disparaît, il va s'en créer dix autres... alors a quoi bon protéger le circuit des distributeurs de détail !!!

Attendre que le voisin ait fait banqueroute, ça ne sert à rien : à peine fermé, il va s'en remonter un autre... qui va tenir le coup un an ou deux et puis fermer aussi...

Donc, si vous voulez générer des profits acceptables dans votre sari-sari store, il vous faut trouver l’idée qui va vous permettre d'attirer le client et de faire de la marge...                 

Lorsque je me suis rendu compte de cela, j'ai envoyé un mail à un certain nombre de compagnies : San Miguel, Tanduay, Asia Brevery, etc...

Huit jours plus tard, le directeur commercial de San Miguel pour Mindanao débarque à Mauswagon désirant me rencontrer. 

Ma Pinay était toute tremblante : comment as-tu osé déranger des gens si importants ?

Après une heure de discussion sur mes doléances a propos des marges, ainsi que mes projets, il m'a fait une proposition : devenir sous-distributeur San Miguel pour tous les barangay de Laguindingan, entre Mauswagon et le futur aéroport, qui ne sont pas actuellement desservis par le distributeur officiel (j'ai compris pourquoi : ce distributeur m'a dit plus tard qu'il perdait de l'argent sur ce secteur).

San Miguel m'offrait 6 pesos par caisse de San Miguel, avec obligation d'achat minimum de 50 caisses/semaine.

Avec ces six pesos par caisse, je devais :
- construire un entrepôt à leurs normes,
- acheter un camion pour les livraisons,
- embaucher un chauffeur et un manutentionnaire pour les livraisons,
- et bien évidemment financer les charges afférentes a tout cela (Gazole, garde pour l’entrepôt, électricité, téléphone, taxes, etc...).



”sari-sari
Acheter un camion de livraison


Après enquête, je peux dire que ces 6 pesos sont une pratique concertée et personne ne vous donnera davantage... au moins sur Mindanao (ailleurs, je ne sais pas).

Je vous avoue que j'ai eu grande envie de lui mettre mon pied la où je pense et de le sortir sans ménagement de mon sari-sari store.

Mais je suis resté très "asiatique" et je n'ai pas bronché...

J'ai donc négocié : ils me donnent les 6 pesos/caisse dès maintenant, mais sans minimum d'achat et abandonnent les autres conditions, lui disant que j'avais d'autres idées pour arriver au même résultat.

Il faut savoir que la technique ou les habitudes du distributeur, ici, c'est d'envoyer un camion plein avec chauffeur, encaisseur et manutentionnaire qui va faire le circuit complet de tous les sari-sari de son secteur pour leur proposer la marchandise, et cela, une ou deux fois par semaine.

Les corollaires :
- c'est qu'il faut de gros camions pour pouvoir emporter suffisamment de marchandises,
- que les sari-sari en fin de circuit sont rarement servis car le camion est vide, d’où une perte de ventes...
- qu'entre deux passages, si le sari-sari a vendu toute sa marchandise, il perd aussi des ventes, car il ne sera pas réapprovisionné avant le prochain passage.

J'envisageais, quant à moi, d'organiser une prise de commande par téléphone avec livraison le lendemain, au plus tard.

L’intérêt, vous l'avez compris, c'est que d'une part, un petit véhicule de livraison devenait suffisant, je pouvais organiser moi-même les livraisons ce qui m’évitait d'embaucher et enfin me permettait d'effectuer ma commande au distributeur le soir, en fonction des commandes téléphoniques reçues dans la journée, et le sari-sari était content : pas besoin d'attendre le prochain passage pour être livré.... (je précise, pour la compréhension, que si les détaillants sont livrés une ou deux fois par semaine, les distributeurs, eux, sont livrés a la commande).

Le directeur commercial San Miguel a semble-t-il trouve l’idée géniale et est reparti satisfait en ayant donné les consignes au distributeur principal de me consentir les 6 pesos/caisse dès maintenant.

Mais, de mon coté, je savais que ces 6 pesos/caisse, même s'ils étaient bons à prendre ne me permettraient pas de marger suffisamment pour avoir un sari-sari vraiment viable : il fallait que je trouve autre chose.

Et l’idée est venue toute seule : entre temps, j'avais acheté un gros réfrigérateur-congélateur pour fabriquer de la glace, très demandée par les consommateurs et surtout les pêcheurs du village pour conduire leur pêche aux marchés des villages voisins.

”sari-sari
offrir une bière bien fraiche

Tout naturellement, je remplissais le réfrigérateur de bouteilles de bière, pour offrir a la vente de la bière fraîche, ce qui me permettait de la vendre au-delà du prix indiqué sur la capsule.

Je me suis vite rendu compte que j’étais le seul du village a vendre de la bière fraîche et les clients commençaient a affluer réclamant, en outre, un endroit agréable pour consommer sur place : j'avais, à cote du sari-sari ce qu'ils appellent un "kamaleg", sorte de petite hutte rudimentaire, avec juste un toit et des bancs autour d'une table que j'ai mis à leur disposition pour consommer.

”sari-sari
Un kamaleg pour consommer a l'abri

Il est rapidement devenu insuffisant et il a fallu que j'en fasse construire d'autres.


”sari-sari
Il a fallu que j'en construise d'autres

Mais surtout, ça m'a permis de marger enfin correctement sur la bière et le Tanduay : je pouvais vendre une bouteille d'un litre de Red Horse a plus de 100 php.

Et cela s'est répandu très vite dans les autres barangay a proximité, de sorte qu'au bout de quelques semaines, je fournissais les sari-saris de mon secteur San-Miguel, sans avoir à acheter de camion ni embaucher qui que ce soit : lorsqu'ils avaient des clients pour la San Mig fraîche, ils les faisaient payer d'avance, se déplaçaient à moto pour venir la chercher, m'amenaient une caisse avec bouteilles vides et repartaient avec une caisse pleine de bière bien fraîche, parfois deux, trois ou quatre caisses après les avoir payées cash.

A tel point que mes réserves de bière fraîche commençaient a devenir insuffisantes.

Mais tout le monde était satisfait : San Miguel car mes achats dépassaient les 50 caisses/semaine, les sari-sari de mon secteur, car ils pouvaient offrir à leurs clients de la bière fraîche sans avoir à investir ni à stocker, et moi car ma marge devenait suffisante pour survivre...

Cela étant, Domy, dans ses billets vous a parlé de l'effet "copier-coller" : tout ce qui marche aux Philippines ne tarde pas à attirer d'autres personnes qui vont copier-coller ce que vous faites, de sorte qu'au bout de quelques temps, plus personne ne gagne de l'argent...

Cela signifie qu'il faut, en permanence, être à l'avance d'une autre idée pour tirer son épingle du jeu.

Personnellement, je n'ai pas eu à connaître des effets de ce copier coller : mon sari-sari store était devenu une usine et j'avais même embauché une jolie filipina pour accueillir et servir les clients, ce qui a été très très apprécié. (il faut garder présent à l'esprit que nous sommes à la campagne, dans un village de pêcheurs et que beaucoup n'ont jamais fréquenté un bar à Cagayan de Oro).


”jolie
une jolie filipina


Mais devant le succès de cette entreprise, un jour, les gens de chez San Miguel m'ont contacté : il y avait un bar à reprendre à El Salvador, dans la banlieue de Cagayan de Oro, et ils souhaitaient que je m’intéresse à cette affaire pour la remonter.

Prochains billets : "Beach Haven, mon bar à El Salvador", et un autre sur "la sexualité des filipinas".