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samedi 19 octobre 2013

Beach Haven, mon bar à El-Salvador



El Salvador, Misamis Oriental...

A quelques encablures de Cagayan de Oro,



Agrandir le plan
 
Comme je l'ai indiqué antérieurement, San Miguel souhaitait me voir remettre en route un bar d'El Salvador fermé pour cause de banqueroute.

Nanti par San Miguel des coordonnées du propriétaire des murs, un vieux turc de près de 80 ans, j'ai pris contact avec lui et nous sommes rapidement parvenus a un accord.

L'emplacement était très intéressant et laissait entrevoir un potentiel fabuleux pour peu qu'on s'y attelle intelligemment.



L'entrée du resort
La piscine et les douches wc



Les appartements du propriétaire vus du bar

La partie hôtel du resort

Le bar

Au fond a droite, la scène pour les spectacles
 
A gauche le billard, a droite le bar.

L’entrée vue du bar

Les appartements du propriétaire a l’étage

La terrasse en front de mer, endroit idéal pour les "disco-parties"

Billard et videoke

"Beach Haven" by night


Au départ, je n'avais pas l’idée d'en faire un bar de nuit : je voulais juste adapter le modèle que j'avais créé a Mauswagon à cet établissement dont le cadre était magnifique.


Accueillir les clients avec quelques jolies hôtesses, servir une bière bien fraiche et créer un spectacle humoristique le soir pour attirer la clientèle.


Mais les choses ne se sont pas du tout passées comme je le souhaitais !


L'ouverture officielle, le "Grand Openning", avait été fixée au
26 juin 2009, avec le sponsoring des brasseries SAN MIGUEL... spectacle humoristique, grande Disco-party, avec DJ et autres... les Philippins adorent ça.


J'avais fait réaliser 500 cartons publicitaires, quelques banderoles bien colorées à afficher sur la highway aux endroits stratégiques entre Cagayan de Oro et Initao.

Ce fut mon premier contact réel avec la mentalité de certains philippins : ma pinay avait chargé un de ses amis, un bayot, de trouver un pro pour la réalisation de ces cartons et banderoles. Il nous a indiqué que le budget a prévoir s’élevait a 5000 php que ma pinay lui a remis... on ne l'a jamais revu !

Il s'est juste contenté de passer les ordres à un imprimeur et lui a remis un acompte de 1000 php. 

Après, il a disparu avec le reste.    

Prochain billet : le Grand Openning...
                                      


samedi 27 juillet 2013

La sexualité des filipinas



Certaines personnes s'arrogent le droit d'interdire aux autres d'exprimer leur expérience et leur vécu parce que cela gêne leurs convictions personnelles... comme au temps de l'inquisition !

N'ayant, personnellement pas vocation a mourir sur le bucher du féminisme intégriste, je retire ce billet...

Merci a tous ceux qui m'ont soutenu et me soutiennent dans ma démarche. 


Ma pièce de clavecin préférée entre toutes : les barricades mystérieuses de F. Couperin



En hommage à Rafael Puyana, qui nous a quittés le 1er mars 2013. C'est par lui et cette sonate que j'ai fait connaissance avec la musique du padre Soler lorsque j'avais une quinzaine d'années. Puyana et Soler m'ont accompagné et soutenu dans les pires moments de mon existence.


***
"Toutes les dictatures sont insupportables, y compris celles des minorités" (P. Bertin. FranceInfo, 18/01/2013)

***

MINORITES AGISSANTES, par Raymond Devos .



Vous savez que, jadis, je faisais de la politique comme tout le monde.

Je m’occupais de minorités agissantes.

J’organisais des réunions publiques clandestines.

Et au cours d’une de ces réunions, tandis que j’exposais mon programme, alors que la majorité de la minorité était d’accord avec mes idées, je remarquais, à côté de moi, un homme qui ne disait rien.

Inquiétant, non, un homme qui ne dit rien ?

Je ne sais pas si vous l’avez constaté, Mais quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n’entend plus que Lui !

Redoutable !

Je n’en continuais pas moins mon exposé…

Mais je commençais à faire attention à ce que je disais.

De temps en temps, je me tournais vers celui qui ne disait rien, pour savoir ce qu’il en pensait…

Mais comment voulez-vous savoir ce que pense quelqu’un qui ne dit rien… et qui en plus écoute…

Car, de plus, il écoutait !

Je me dis : « Il est en train de saper ma réunion. Abrégeons ! »

J’ai dit :

- Mes amis, puisque vous êtes tous d’accord avec mes idées…

Quelqu’un s’est levé.

Il m’a dit :

- Monsieur, toute réflexion faite, nous serions plutôt de l’avis de ce monsieur qui n’a rien dit.

Et ils ont quitté la salle !

Sauf celui qui n’avait rien dit.

… Restés seuls, je lui ai dit :

- Monsieur, bravo !

Je viens de parler à des gens pendant une heure et Ils ne m’ont pas écouté.

Vous, vous n’avez rien dit et Ils vous ont entendu !

Chapeau !

Il m’a regardé, il a sorti sa carte, y a griffonné quelque chose dessus et me l’a tendue.

Et j’y ai lu :

« Bien que sourd et muet, je suis entièrement d’accord avec vos idées. »

Alors depuis…

Je ne m’occupe plus que de la majorité silencieuse.

( Extrait de « Matière à rire », L’intégrale, Edition Olivier Orban )

Pour ceux qui seraient intéressés par l'article originel, vous le trouverez sous ce lien
    

samedi 13 juillet 2013

sari-sari store : comment y générer des profits acceptables ?



Les circuits commerciaux, aux Philippines, sont totalement organisés au profit des grandes compagnies et de leurs grossistes : le détaillant, le sari-sari store de quartier, n'a droit qu'à des miettes qui ne lui permettent pas de survivre.

Je m'explique : lorsque vous achetez une bouteille de bière, un shampoing, ou de café, le prix de détail est déjà imprimé sur le paquet ou sur la capsule... 


”sari-sari
Le prix est sur l'emballage


”sari-sari
Le prix est imprime sur les capsules

Oh bien sûr, personne ne vous impose un prix de vente, mais le prix est imprimé sur le produit et vous pouvez être certain que le sari-sari voisin, dont le propriétaire ne fait jamais ses comptes, va pratiquer ce prix indiqué (c'est pratique, pas besoin de réfléchir...).
Ces prix sont également annoncés à la télévision par le producteur dans ses publicités.

Donc, si vous-mêmes, qui faites vos comptes et calculez vos prix de ventes, en incluant votre salaire, le transport, l’électricité, le loyer, etc... et une petite marge bénéficiaire, toute petite... vous vous rendez vite compte qu'en vendant au prix indiqué, vous perdez de l'argent tous les jours.

Mais si vous ne vendez pas au prix indiqué les clients iront chez le voisin et vous ne vendrez rien !

Attention, lorsque le prix commence à disparaître des capsules de bière et des emballages de produits, c'est que le fabricant prépare une augmentation de ses prix !


”sari-sari
San Miguel

Mais sitôt l'augmentation pratiquée, les prix de détail sont à nouveau imprimés sur les produits.

Et je peux témoigner que les grandes compagnies s'en fichent complètement : pour un sari-sari qui disparaît, il va s'en créer dix autres... alors a quoi bon protéger le circuit des distributeurs de détail !!!

Attendre que le voisin ait fait banqueroute, ça ne sert à rien : à peine fermé, il va s'en remonter un autre... qui va tenir le coup un an ou deux et puis fermer aussi...

Donc, si vous voulez générer des profits acceptables dans votre sari-sari store, il vous faut trouver l’idée qui va vous permettre d'attirer le client et de faire de la marge...                 

Lorsque je me suis rendu compte de cela, j'ai envoyé un mail à un certain nombre de compagnies : San Miguel, Tanduay, Asia Brevery, etc...

Huit jours plus tard, le directeur commercial de San Miguel pour Mindanao débarque à Mauswagon désirant me rencontrer. 

Ma Pinay était toute tremblante : comment as-tu osé déranger des gens si importants ?

Après une heure de discussion sur mes doléances a propos des marges, ainsi que mes projets, il m'a fait une proposition : devenir sous-distributeur San Miguel pour tous les barangay de Laguindingan, entre Mauswagon et le futur aéroport, qui ne sont pas actuellement desservis par le distributeur officiel (j'ai compris pourquoi : ce distributeur m'a dit plus tard qu'il perdait de l'argent sur ce secteur).

San Miguel m'offrait 6 pesos par caisse de San Miguel, avec obligation d'achat minimum de 50 caisses/semaine.

Avec ces six pesos par caisse, je devais :
- construire un entrepôt à leurs normes,
- acheter un camion pour les livraisons,
- embaucher un chauffeur et un manutentionnaire pour les livraisons,
- et bien évidemment financer les charges afférentes a tout cela (Gazole, garde pour l’entrepôt, électricité, téléphone, taxes, etc...).



”sari-sari
Acheter un camion de livraison


Après enquête, je peux dire que ces 6 pesos sont une pratique concertée et personne ne vous donnera davantage... au moins sur Mindanao (ailleurs, je ne sais pas).

Je vous avoue que j'ai eu grande envie de lui mettre mon pied la où je pense et de le sortir sans ménagement de mon sari-sari store.

Mais je suis resté très "asiatique" et je n'ai pas bronché...

J'ai donc négocié : ils me donnent les 6 pesos/caisse dès maintenant, mais sans minimum d'achat et abandonnent les autres conditions, lui disant que j'avais d'autres idées pour arriver au même résultat.

Il faut savoir que la technique ou les habitudes du distributeur, ici, c'est d'envoyer un camion plein avec chauffeur, encaisseur et manutentionnaire qui va faire le circuit complet de tous les sari-sari de son secteur pour leur proposer la marchandise, et cela, une ou deux fois par semaine.

Les corollaires :
- c'est qu'il faut de gros camions pour pouvoir emporter suffisamment de marchandises,
- que les sari-sari en fin de circuit sont rarement servis car le camion est vide, d’où une perte de ventes...
- qu'entre deux passages, si le sari-sari a vendu toute sa marchandise, il perd aussi des ventes, car il ne sera pas réapprovisionné avant le prochain passage.

J'envisageais, quant à moi, d'organiser une prise de commande par téléphone avec livraison le lendemain, au plus tard.

L’intérêt, vous l'avez compris, c'est que d'une part, un petit véhicule de livraison devenait suffisant, je pouvais organiser moi-même les livraisons ce qui m’évitait d'embaucher et enfin me permettait d'effectuer ma commande au distributeur le soir, en fonction des commandes téléphoniques reçues dans la journée, et le sari-sari était content : pas besoin d'attendre le prochain passage pour être livré.... (je précise, pour la compréhension, que si les détaillants sont livrés une ou deux fois par semaine, les distributeurs, eux, sont livrés a la commande).

Le directeur commercial San Miguel a semble-t-il trouve l’idée géniale et est reparti satisfait en ayant donné les consignes au distributeur principal de me consentir les 6 pesos/caisse dès maintenant.

Mais, de mon coté, je savais que ces 6 pesos/caisse, même s'ils étaient bons à prendre ne me permettraient pas de marger suffisamment pour avoir un sari-sari vraiment viable : il fallait que je trouve autre chose.

Et l’idée est venue toute seule : entre temps, j'avais acheté un gros réfrigérateur-congélateur pour fabriquer de la glace, très demandée par les consommateurs et surtout les pêcheurs du village pour conduire leur pêche aux marchés des villages voisins.

”sari-sari
offrir une bière bien fraiche

Tout naturellement, je remplissais le réfrigérateur de bouteilles de bière, pour offrir a la vente de la bière fraîche, ce qui me permettait de la vendre au-delà du prix indiqué sur la capsule.

Je me suis vite rendu compte que j’étais le seul du village a vendre de la bière fraîche et les clients commençaient a affluer réclamant, en outre, un endroit agréable pour consommer sur place : j'avais, à cote du sari-sari ce qu'ils appellent un "kamaleg", sorte de petite hutte rudimentaire, avec juste un toit et des bancs autour d'une table que j'ai mis à leur disposition pour consommer.

”sari-sari
Un kamaleg pour consommer a l'abri

Il est rapidement devenu insuffisant et il a fallu que j'en fasse construire d'autres.


”sari-sari
Il a fallu que j'en construise d'autres

Mais surtout, ça m'a permis de marger enfin correctement sur la bière et le Tanduay : je pouvais vendre une bouteille d'un litre de Red Horse a plus de 100 php.

Et cela s'est répandu très vite dans les autres barangay a proximité, de sorte qu'au bout de quelques semaines, je fournissais les sari-saris de mon secteur San-Miguel, sans avoir à acheter de camion ni embaucher qui que ce soit : lorsqu'ils avaient des clients pour la San Mig fraîche, ils les faisaient payer d'avance, se déplaçaient à moto pour venir la chercher, m'amenaient une caisse avec bouteilles vides et repartaient avec une caisse pleine de bière bien fraîche, parfois deux, trois ou quatre caisses après les avoir payées cash.

A tel point que mes réserves de bière fraîche commençaient a devenir insuffisantes.

Mais tout le monde était satisfait : San Miguel car mes achats dépassaient les 50 caisses/semaine, les sari-sari de mon secteur, car ils pouvaient offrir à leurs clients de la bière fraîche sans avoir à investir ni à stocker, et moi car ma marge devenait suffisante pour survivre...

Cela étant, Domy, dans ses billets vous a parlé de l'effet "copier-coller" : tout ce qui marche aux Philippines ne tarde pas à attirer d'autres personnes qui vont copier-coller ce que vous faites, de sorte qu'au bout de quelques temps, plus personne ne gagne de l'argent...

Cela signifie qu'il faut, en permanence, être à l'avance d'une autre idée pour tirer son épingle du jeu.

Personnellement, je n'ai pas eu à connaître des effets de ce copier coller : mon sari-sari store était devenu une usine et j'avais même embauché une jolie filipina pour accueillir et servir les clients, ce qui a été très très apprécié. (il faut garder présent à l'esprit que nous sommes à la campagne, dans un village de pêcheurs et que beaucoup n'ont jamais fréquenté un bar à Cagayan de Oro).


”jolie
une jolie filipina


Mais devant le succès de cette entreprise, un jour, les gens de chez San Miguel m'ont contacté : il y avait un bar à reprendre à El Salvador, dans la banlieue de Cagayan de Oro, et ils souhaitaient que je m’intéresse à cette affaire pour la remonter.

Prochains billets : "Beach Haven, mon bar à El Salvador", et un autre sur "la sexualité des filipinas".



mardi 25 juin 2013

La poste philippine


Quelques anecdotes sur la poste philippine pour que vous sachiez à quoi vous attendre si, d'aventure, vous utilisez la voie postale pour correspondre ou envoyer quelques cadeaux à votre filipina bien-aimée. 

En 2009, le préposé de l'agence postale de Laguindingan, qui dessert Mauswagon, a eu un accident de moto, il est resté  indisponible pendant deux mois : eh bien, pendant deux mois, le courrier n'a pas été distribué... A vous de vous déplacer à l'agence postale pour vérifier si vous avez du courrier.

Arrivé sur place, la personne de permanence vous remet tout le courrier non distribué de Mauswagon (ce qui ne représente pas, vous pouvez l'imaginer, plusieurs sacs, pas même un seul...mais quand même !) et vous laisse chercher si quelques lettres vous sont destinées... (vous pouvez aisément subtiliser le courrier de votre voisin si vous êtes fâché avec lui...).

Le courrier, parti de France, met environ une dizaine de jours pour arriver au centre de tri de Manille, mais, ensuite, c'est une autre affaire !

Habitant sur l'ile de Mindanao, à Cagayan de Oro, le courrier doit donc, de Manille, être envoyé à Cagayan de Oro : cela demande deux à trois jours.

Ensuite, le préposé pour votre secteur va attendre d'avoir suffisamment de courrier a distribuer pour se déplacer : cela peut demander un à deux mois, voire plus...

C'est ainsi qu'un courrier parti de France le 25 avril dernier, arrivé à Cagayan le 10 mai suivant, va m’être remis le 6 juin...

”La
Parti le 25 avril 2013

”La
Arrivé a CDO le 10 mai


Un autre, parti le 15 mars, arrivé à Cagayan le 20 avril, va m’être remis le même 6 juin, avec le précédent...


”La
Parti le 15 mars 2013

”La
Arrivé a CDO le 20 avril

Autre anecdote : je suis abonné a des revues généalogiques et dernièrement, j'ai eu un mail étonné d'une association généalogique me demandant si mon adresse avait changé car ils venaient de recevoir en retour, après un an, deux exemplaires de la revue qui venaient de leur être retournés dont un avec la mention : "Refusé" !

Comment aurais-je refusé un courrier que je paie pour le recevoir !!!

Comme vous voyez, les postiers sont suffisamment gonflés pour aller jusque la : c'est moins fatigant et, pour lui, ça coute moins cher de renvoyer a l’expéditeur que de prendre sa moto pour venir jusque chez moi !


C'est pourquoi les grandes compagnies ont leurs propres services de distribution de courrier : les correspondances de ma banque (relevés de compte, essentiellement) ou des compagnies de téléphone sont distribuées par des employés de ces compagnies, spécialement embauchés à cet effet.

Et je n'ose vous parler des paquets ! car ceux-ci doivent passer par la douane : s'ils en réchappent (un certain nombre rentrés a la douane, n'en ressortent jamais, ou seulement partiellement...), c'est un à deux mois de plus au minimum.

Le dernier exemple, un paquet avec quelques petits cadeaux sans valeur, parti de France le 15 janvier dernier, arrivé à CDO le 4 février, a été distribué le 2 juin ! 

Le préposé, cette fois, a du penser qu'il avait fait un peu fort, alors lorsqu'il est arrivé à mon domicile pour remettre le paquet, il a attaqué immédiatement, avant même que j'aie ouvert la bouche, simulant la colère : "mais pourquoi n’êtes-vous pas passé à la poste pour chercher votre paquet ?".

Ce à quoi je lui ai aussitôt répondu : "comment voulez-vous que je sache qu'un paquet est arrivé à la poste si je n'en suis pas informé..." il a préféré s'esquiver rapidement, se rendant compte que ça allait tourner à son désavantage...

Et n'envoyez jamais quelque chose de valeur par la poste, car ça sera perdu (pas pour tout le monde !)...

Un courrier recommandé avec accusé de réception ?

Si vous n’êtes pas présent, il va le remettre, sans signature aucune, à un voisin, et le retour de l'accusé de réception, ils ne savent pas ce que c'est... même si c'est vous qui acceptez le courrier : j'ai été obligé d'apprendre moi-même, au préposé de Mauswagon, ce qu'il fallait faire de l'A.R. 

 
”La
L'accuse de réception n'a pas été réexpédié.


Comme vous pouvez le voir ci-dessus, l'accusé de réception est toujours dans sa pochette et n'a pas été renvoyé à l’expéditeur.

Dans tous les cas, préférez et choisissez pour vos envois, Chronopost ou une société privée : il n'en manque pas.

C'est un peu plus cher, mais vous êtes sûr que ça arrive (à condition de bien choisir son prestataire, car même en France, il y a des "charlots")... et dans des délais raisonnables (5/6 jours, environ)...

Tout ceci n'aurait pas grande importance s'il n'y avait parfois, a la clé, des conséquences pouvant être dramatiques... 

Chaque année, je reçois de mes caisses de retraite une attestation de vie a faire signer par une autorité légale, certifiant que je suis toujours en vie : une date limite m'est donnée pour renvoyer cette attestation, faute de quoi, le paiement des retraites est interrompu.

Voici le message reçu d'une de mes caisses, en mars dernier :

"Le paiement de votre mensualité de Février 2013 n'a pas été versé sur votre compte du fait que nous n'avons pas reçu votre certificat de vie. 

L'arrêt de paiement se fait automatiquement, je ne peux intervenir la dessus."

 

Comment renvoyer dans les délais quelque chose que vous n'avez pas encore reçu; vous ne savez même pas la date limite de retour... en outre, il vous faut réexpédier l'attestation signée par courrier papier, donc encore avec des délais plus ou moins longs.

J'ai demandé a maintes reprises, aux administrations françaises et aux organismes de retraite, de communiquer par courrier électronique, voila ce que l'on me répond : 

 "Je comprends vos interrogations relatives à notre enquête annuelle de persistance des droits à une époque où les courriers électroniques simplifient les communications.

Il faut néanmoins savoir que les règles concernant ces contrôles réglementaires, imposés par nos Fédérations, sont de plus en plus strictes en terme de délais et l'envoi des attestations par mail pose encore quelques problèmes techniques et réglementaires..."


Ou encore :

"Monsieur Pingault,
j'accuse réception de votre mail et vous confirme qu'il faut nous adresser l'original du courrier dans l'enveloppe retour jointe à notre enquête.
Je reste néanmoins à votre disposition pour tout autre renseignement,
Cordialement,"

J'ai pris la précaution, cette fois-ci, de faire des copies des attestations vierges : l’année prochaine, je n'attendrais pas de recevoir les demandes des caisses pour envoyer les attestations signées (en espérant que l'on ne me dise pas : attestation non valable, modèle périmé...!!!)
Si votre expérience est différente, n’hésitez-pas à commenter... 

Prochain billet : sari-sari store : comment y générer des profits acceptables. 

Mise a jour du 28/06/2013 :
Le facteur vient de passer...!
La, je crois que c'est un record ! regardez :

”La
Expédiée le 18 janvier 2013

”La
Arrivée a CDO le 31 janvier 2013, distribuée le 28 juin


 

                                                        

samedi 2 mars 2013

Rupture de contrat



Pendant la construction de notre maison, l'un des propriétaires du terrain, qui habitait dans le voisinage, venait chaque jour constater l'avancement des travaux. 

A la longue, cette présence permanente, comme s'il voulait nous espionner, finissait par m’énerver, car il posait des tas de questions indiscrètes et épiait tous nos faits et gestes.

La raison va nous en être révélée rapidement par un autre voisin, parent de Gerally : il est persuadé qu'il y a un trésor caché dans le sous-sol du terrain et veut surveiller si nous creusons des trous dans "son terrain" à la recherche de "son" trésor !

”L
L'or japonais caché aux Philippines

Il faut rappeler que pendant la seconde guerre mondiale, les envahisseurs japonais auraient caché des tonnes d'or dans le sous-sol philippin (l'or japonais caché aux philippines).
Il y a aussi l'or des galions espagnols... "les philippins voient des  trésors partout...", écrit mon ami Domy (La chasse...aux trésors) !

”L
L'or des galions espagnols

Notre homme a peur que nous découvrions "son trésor" qu'il cherche en vain depuis des décennies...

Lorsque nous commençons à creuser le sol pour  créer une fosse pour les w.c. et la salle d'eau, il devient comme fou et se précipite avec du matériel, nous interdit de continuer à creuser son terrain, prétextant que ça n’était pas autorisé dans le contrat, et le voilà qui vient passer toutes les journées sur le terrain pour creuser, creuser, et creuser... ayant en outre (dit-il) l'intention de louer un détecteur de métaux...

”Détecteur
Détecteur de métaux
 
Inutile de préciser que de le voir arriver, chaque jour, sur le terrain pour creuser, a vite fait de me mettre en colère.

Comme Gerally est dans le même état d'esprit, je l'invite à signifier rapidement et fermement  à ce gus, d'avoir à déguerpir rapidement pour ne plus revenir tant que le terrain est entre nos mains. 

Gerally s’exécute, mais l’intéressé se met, à son tour, en colère, allant jusqu’à proférer des menaces de mort, montrant à Gerally une arme de poing qu'il détient chez lui, disant qu’il a déjà tué et qu'il ne serait pas gêné de le faire à nouveau.

”arme-de-poing
Il a déjà tué

Heureusement, Gerally n'est pas froussarde et s'est mise aussitôt en rapport avec les autres membres de la famille  pour leur expliquer ce qui se passait.

Elle s'est adressé en priorité au frère ainé, chef de famille (celui dont la femme avait besoin d'une opération chirurgicale), lui demandant de remettre à l'heure la pendule de son frère...

Le frère ainé faisant la sourde oreille, nous avons donc consulté le barangay captain pour avoir son appui.

Comme j'avais de bonne relations avec  ce captain (il était content de compter le kano du village au nombre de ses amis), celui-ci nous promet de convoquer les deux frères devant le conseil du village.

Ce qui fut promis fut fait, et voila nos deux frères convoqués devant le conseil de barangay.

Au jour dit, tout le monde est présent, et quand je dis tout le monde, ça n'est pas un vain mot car entretemps, l'histoire a fait le tour du village (nous nous sommes chargés de faire la publicité).

Les deux frères sont là, Gerally et moi sommes là également, mais tout le village, sans exception est aux fenêtres du barangay hall lesquelles ne comportent pas de vitres, donc tout le monde peut voir et entendre comme s'il était a l’intérieur.

Les deux frères ne décolèrent pas : c'est la première fois de leur vie que quelqu'un ose les trainer devant le conseil de barangay : pour eux, c'est la honte de leur vie et je pense qu'ils nous en veulent encore aujourd'hui. 

La séance va durer prés de deux heures et finalement aboutira à un accord : la résiliation du contrat et la restitution de l'argent versé. 

Les deux frères nous enjoignent alors de retirer notre maison du terrain, mais je connais un peu l’état d'esprit des deux "rapetout" : on retirera la maison et on arrêtera de creuser lorsque vous aurez remboursé l'argent.

L'argent me sera restitué une semaine après...  

Prochain billet : Le déménagement de la maison...